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title: Planifier la résilience climatique des infrastructures
date: 2026-09-14T10:38:00-04:00
author: Justas Gasiunas
canonical_url: "https://www.bbaconsultants.com/fr-ca/perspectives/planifier-resilience-climatique-projet-essentiel-assurer-performance-long-terme"
section: Publications
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La résilience climatique est un facteur de plus en plus important pour les propriétaires qui planifient des infrastructures devant durer plusieurs dizaines d’années. À l’heure où les inondations, les incendies de forêt et l’évolution des conditions environnementales exercent de nouvelles pressions sur les infrastructures, on ne peut plus se fier uniquement aux données historiques. Le défi consiste à comprendre quels risques pourraient apparaître et à déterminer comment les projets peuvent rester fiables et s’adapter à mesure que les conditions changent.

Pour approfondir le sujet, nous nous entretenons avec Kate Ross, ing., ingénieure mécanique et directrice de projet, ainsi que Vincent Clément, professionnel en environnement sénior, qui nous font part de leurs points de vue.

 

1. ## Pourquoi les conditions historiques ne suffisent-elles plus lorsqu’il s’agit de planifier des infrastructures à longue durée de vie?
    
    Kate Ross : Historiquement, la conception des infrastructures reposait largement sur les conditions environnementales passées. Aujourd’hui, cette approche a ses limites. Les modèles climatiques laissent entendre que les inondations, les incendies de forêt et d’autres phénomènes extrêmes pourraient se produire plus fréquemment et avec une plus grande intensité que ne l’indiquent les données historiques. Pour les propriétaires qui planifient des infrastructures censées fonctionner pendant 75, voire 100 ans, la prise en compte de conditions futures incertaines constitue un défi de taille.
    
    ***« On ne peut pas présumer que les conditions d’aujourd’hui, ni même celles d’il y a dix ans, seront les mêmes demain. »** – Kate Ross, ing., ingénieure mécanique et directrice de projet*
    
    Malgré cette incertitude, les propriétaires et les exploitants doivent néanmoins prendre des décisions d’investissement. Il n’est pas toujours réaliste, d’un point de vue financier, de se préparer aux pires scénarios, en particulier lorsque des fonds publics ou l’argent des contribuables sont en jeu. Le défi consiste à trouver le juste équilibre entre la gestion des risques à long terme et la prise de décisions pragmatiques aujourd’hui.
    
    **Vincent Clément :** Les conditions historiques ne sont qu’un point de départ. Les évaluations des risques climatiques doivent tenir compte à la fois des conditions actuelles et futures afin de comprendre ce qui pourrait influencer la performance d’un projet au fil du temps.
    
    Plutôt que de tenter de prévoir toutes les issues possibles, mieux vaut, dans la mesure du possible, concevoir les infrastructures de manière qu’elles soient robustes, surveillées et capables de s’adapter à l’évolution des conditions. Prendre en compte les risques climatiques dès le début offre aux propriétaires davantage de flexibilité pour relocaliser un projet, peaufiner une conception ou mettre en œuvre des mesures d’atténuation avant que des investissements importants ne soient engagés. La résilience consiste à être capable de surveiller les conditions et de s’adapter au fil du temps.
    
    ## Quels sont les risques ou les impacts climatiques les plus souvent négligés?
    
    **Vincent Clément :** Les événements attribuables au climat n’ont généralement pas de conséquences isolées. Par exemple, les feux de forêt sont souvent considérés comme des événements isolés. Cependant, certains des impacts les plus significatifs peuvent se produire après l’incendie lui-même. La perte de végétation modifie le comportement de l’eau sur le territoire. Le sol peut ne plus absorber l’eau aussi efficacement qu’auparavant. Ce qui commence comme un problème lié au feu peut rapidement devenir un défi en matière de gestion de l’eau. L’augmentation du ruissellement peut entraîner de l’érosion et une instabilité des pentes, qui à leur tour créent des risques pour les routes et autres infrastructures.
    
    ***« Si nous nous contentons d’évaluer un risque de manière isolée, nous risquons de passer à côté des répercussions secondaires susceptibles de nuire à la performance à long terme des infrastructures. »** – Vincent Clément, professionnel en environnement sénior*
    
    Un incendie de forêt peut donc entraîner des problèmes hydrologiques et géotechniques bien après l’extinction des flammes. Il s’agit d’un effet en cascade où les interactions entre les risques jouent un rôle majeur dans la conception des infrastructures. Les risques climatiques doivent être évalués comme des risques interreliés plutôt que comme des événements isolés.
    
    **Kate Ross :** Les conséquences des risques climatiques peuvent parfois être sous-estimées. Dans le cadre d’un projet récent, BBA a évalué l’état d’une conduite forcée hydroélectrique qui avait été exposée à un incendie de forêt. Lors de l’incendie, la conduite forcée était restée pleine d’eau. Cela a permis de préserver sa forme et d’éviter toute déformation importante due à la chaleur. En revanche, le poids supplémentaire a entraîné un déplacement plus important de la structure pendant l’incendie, ce qui a endommagé les supports de la conduite forcée. Si elle avait été laissée vide, certains de ces dommages auraient pu être atténués.
    
    Cet exemple souligne l’importance de la planification aux situations d’urgence et de la prise de décision opérationnelle. La résilience climatique comporte souvent des compromis : la réduction d’un impact peut en entraîner un autre. Comprendre ces compromis avant qu’un événement ne se produise peut aider les propriétaires à prendre des décisions plus éclairées.
    
    ## Comment les savoirs locaux et autochtones peuvent-ils renforcer la résilience climatique?
    
    **Vincent Clément :** Les connaissances autochtones apportent une compréhension à long terme du territoire qu’il est difficile d’obtenir par le seul biais d’études à court terme. Associées à des analyses techniques et environnementales, elles permettent de dresser un tableau plus complet des risques à long terme et de l’évolution des conditions environnementales.
    
    On renforce la résilience climatique en combinant différentes sources d’informations, ce qui permet de mieux comprendre comment un site peut s’adapter à l’évolution des conditions au fil du temps.
    
    **Kate Ross :** Dans les milieux nordiques et isolés, les savoirs autochtones et locaux peuvent apporter des informations précieuses sur les conditions propres à chaque site. Dans le cadre d’un projet d’énergie solaire mené dans une communauté isolée du Nord, les membres de la communauté ont communiqué leurs observations concernant les conditions saisonnières du sol et ont recommandé de réaliser des excavations peu profondes une saison avant d’entreprendre des travaux plus en profondeur. Cette approche a permis de laisser au sol davantage de temps pour dégeler, facilitant ainsi la construction dans un environnement de pergélisol.
    
    ***« Les communautés autochtones nous ont fait part de leurs connaissances pratiques concernant les conditions du sol locales, ce qui nous a permis d’adapter notre approche de la construction. »** – Kate Ross, ing., ingénieure mécanique et directrice de projet*
    
    Ces connaissances ont également souligné l’importance de la flexibilité dans la conception même du projet. Dans les environnements de pergélisol, le tassement du sol peut varier considérablement, même sur de courtes distances. Pour ce même projet solaire, plutôt que de recourir à un système de supports fixes pour les panneaux solaires, nous avons opté pour des supports à pieds réglables et des ancrages au sol capables de s’adapter aux mouvements futurs et d’être ajustés pendant l’exploitation. Dans des milieux où les conditions ne cessent d’évoluer, les savoirs locaux peuvent aider les ingénieur·e·s à anticiper les défis et à concevoir des infrastructures mieux adaptées aux conditions réelles.
    
    ## Préparer les infrastructures pour l’avenir
    
    La résilience climatique, ce n’est pas prévoir l’avenir avec une précision absolue. Il s’agit de comprendre les risques climatiques en amont, de repérer les conditions susceptibles de compromettre la performance, d’évaluer les conséquences et de concevoir des infrastructures capables de s’adapter à l’évolution des conditions. Qu’il s’agisse du pergélisol dans les communautés isolées, de l’augmentation des risques d’inondation ou des répercussions en cascade des feux de forêt, la résilience repose sur une prise de décision éclairée, des conceptions adaptables et une compréhension à long terme de la manière dont les conditions environnementales peuvent évoluer tout au long du cycle de vie des infrastructures.
 
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    1. ![Pr employee men vincent clement retouch web SQ LR BBA](https://www.assets.bbaconsultants.com/bba-production-assets/production/images/avatars/_size_avatar/204267/pr_employee_men_vincent-clement_retouch_web_SQ_LR_BBA.webp)   
    
     Vincent Clément, P.Biol., RP.Bio., QAES
    
    Professionnel en environnement sénior
    
         Lire la biographie   [  ](https://www.linkedin.com/in/vincent-cl%C3%A9ment-2b503113/)  **Consultant sénior en environnement, Vincent Clément met à profit 30+ ans d’expertise pour sécuriser les projets énergétiques et industriels** en assurant leur conformité réglementaire, réduisant les risques et optimisant la performance.
    
    **Expertises clés**
    
    
    - Coordination d’évaluations environnementales, permis et gestion réglementaire​
    - Encadrement environnemental en période de construction​
    - Expertise en énergie renouvelable, gazier et infrastructures industrielles​
    - Membre de l’ASPB et CAB BC
    
    **Réalisations marquantes** : Mise en œuvre de 150+ projets pour le réseau gazier, incluant encadrement en construction et gestion des autorisations stratégiques pour les projets d'énergie renouvelable.
    
    **Approche et valeur ajoutée** : Vincent anticipe les enjeux réglementaires pour accélérer la mise en service, sécuriser les investissements et garantir la conformité des projets.
2. ![Kate Ross](https://www.assets.bbaconsultants.com/bba-production-assets/production/images/avatars/_size_avatar/216019/Kate-Ross.webp)   
    
     Kate Ross, Ing.
    
    Ingénieur sénior mécanique
    
         [  ](https://www.linkedin.com/in/kate-ross-p-eng-b384a482/)
 
 

       

  

  

 

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    - ![Marie Eve Desrochers](https://www.assets.bbaconsultants.com/bba-production-assets/production/images/avatars/_size_avatar/215810/Marie-Eve-Desrochers.webp)
    - ![Guillaume Boily](https://www.assets.bbaconsultants.com/bba-production-assets/production/images/avatars/_size_avatar/215807/Guillaume-Boily.webp)
     
       
    
     
    
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         Nicolas Samson, ing.
        
        Ingénieur sénior, Structure
     
       
    
     
    
      ](https://www.bbaconsultants.com/fr-ca/perspectives/phase-de-base-ingenierie-structurelle-creer-valeur-des-les-premieres-decisions "Phase de base de l'ingénierie structurelle: créer de la valeur dès les premières décisions")
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    - ![Caroline provost](https://www.assets.bbaconsultants.com/bba-production-assets/production/images/avatars/_size_avatar/208557/Caroline-provost.webp)   
        
         Caroline Provost ing.
        
        Directrice, Mise en œuvre de stratégie d’opération
     
       
    
     
    
      ](https://www.bbaconsultants.com/fr-ca/perspectives/quatre-erreurs-qui-nuisent-a-la-performance-future-dun-actif-industriel "Les quatre erreurs qui nuisent à la performance future d'un actif industriel")
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    - ![Geraldine Cosset](https://www.assets.bbaconsultants.com/bba-production-assets/production/images/avatars/_size_avatar/206707/Geraldine-Cosset.webp)
    - ![Jared Purdy](https://www.assets.bbaconsultants.com/bba-production-assets/production/images/avatars/_size_avatar/212424/Jared-Purdy.webp)
     
       
    
     
    
      ](https://www.bbaconsultants.com/fr-ca/perspectives/decisions-liees-aux-residus-miniers-influencent-performance-long-terme "Vos décisions liées aux résidus miniers influencent la performance à long terme")
 
 

       

 

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  La résilience climatique est un facteur de plus en plus important pour les propriétaires qui planifient des infrastructures devant durer plusieurs dizaines d’années. À l’heure où les inondations, les incendies de forêt et l’évolution des conditions environnementales exercent de nouvelles pressions sur les infrastructures, on ne peut plus se fier uniquement aux données historiques. Le défi consiste à comprendre quels risques pourraient apparaître et à déterminer comment les projets peuvent rester fiables et s’adapter à mesure que les conditions changent.

Pour approfondir le sujet, nous nous entretenons avec Kate Ross, ing., ingénieure mécanique et directrice de projet, ainsi que Vincent Clément, professionnel en environnement sénior, qui nous font part de leurs points de vue.

 

1. ## Pourquoi les conditions historiques ne suffisent-elles plus lorsqu’il s’agit de planifier des infrastructures à longue durée de vie?
    
    Kate Ross : Historiquement, la conception des infrastructures reposait largement sur les conditions environnementales passées. Aujourd’hui, cette approche a ses limites. Les modèles climatiques laissent entendre que les inondations, les incendies de forêt et d’autres phénomènes extrêmes pourraient se produire plus fréquemment et avec une plus grande intensité que ne l’indiquent les données historiques. Pour les propriétaires qui planifient des infrastructures censées fonctionner pendant 75, voire 100 ans, la prise en compte de conditions futures incertaines constitue un défi de taille.
    
    ***« On ne peut pas présumer que les conditions d’aujourd’hui, ni même celles d’il y a dix ans, seront les mêmes demain. »** – Kate Ross, ing., ingénieure mécanique et directrice de projet*
    
    Malgré cette incertitude, les propriétaires et les exploitants doivent néanmoins prendre des décisions d’investissement. Il n’est pas toujours réaliste, d’un point de vue financier, de se préparer aux pires scénarios, en particulier lorsque des fonds publics ou l’argent des contribuables sont en jeu. Le défi consiste à trouver le juste équilibre entre la gestion des risques à long terme et la prise de décisions pragmatiques aujourd’hui.
    
    **Vincent Clément :** Les conditions historiques ne sont qu’un point de départ. Les évaluations des risques climatiques doivent tenir compte à la fois des conditions actuelles et futures afin de comprendre ce qui pourrait influencer la performance d’un projet au fil du temps.
    
    Plutôt que de tenter de prévoir toutes les issues possibles, mieux vaut, dans la mesure du possible, concevoir les infrastructures de manière qu’elles soient robustes, surveillées et capables de s’adapter à l’évolution des conditions. Prendre en compte les risques climatiques dès le début offre aux propriétaires davantage de flexibilité pour relocaliser un projet, peaufiner une conception ou mettre en œuvre des mesures d’atténuation avant que des investissements importants ne soient engagés. La résilience consiste à être capable de surveiller les conditions et de s’adapter au fil du temps.
    
    ## Quels sont les risques ou les impacts climatiques les plus souvent négligés?
    
    **Vincent Clément :** Les événements attribuables au climat n’ont généralement pas de conséquences isolées. Par exemple, les feux de forêt sont souvent considérés comme des événements isolés. Cependant, certains des impacts les plus significatifs peuvent se produire après l’incendie lui-même. La perte de végétation modifie le comportement de l’eau sur le territoire. Le sol peut ne plus absorber l’eau aussi efficacement qu’auparavant. Ce qui commence comme un problème lié au feu peut rapidement devenir un défi en matière de gestion de l’eau. L’augmentation du ruissellement peut entraîner de l’érosion et une instabilité des pentes, qui à leur tour créent des risques pour les routes et autres infrastructures.
    
    ***« Si nous nous contentons d’évaluer un risque de manière isolée, nous risquons de passer à côté des répercussions secondaires susceptibles de nuire à la performance à long terme des infrastructures. »** – Vincent Clément, professionnel en environnement sénior*
    
    Un incendie de forêt peut donc entraîner des problèmes hydrologiques et géotechniques bien après l’extinction des flammes. Il s’agit d’un effet en cascade où les interactions entre les risques jouent un rôle majeur dans la conception des infrastructures. Les risques climatiques doivent être évalués comme des risques interreliés plutôt que comme des événements isolés.
    
    **Kate Ross :** Les conséquences des risques climatiques peuvent parfois être sous-estimées. Dans le cadre d’un projet récent, BBA a évalué l’état d’une conduite forcée hydroélectrique qui avait été exposée à un incendie de forêt. Lors de l’incendie, la conduite forcée était restée pleine d’eau. Cela a permis de préserver sa forme et d’éviter toute déformation importante due à la chaleur. En revanche, le poids supplémentaire a entraîné un déplacement plus important de la structure pendant l’incendie, ce qui a endommagé les supports de la conduite forcée. Si elle avait été laissée vide, certains de ces dommages auraient pu être atténués.
    
    Cet exemple souligne l’importance de la planification aux situations d’urgence et de la prise de décision opérationnelle. La résilience climatique comporte souvent des compromis : la réduction d’un impact peut en entraîner un autre. Comprendre ces compromis avant qu’un événement ne se produise peut aider les propriétaires à prendre des décisions plus éclairées.
    
    ## Comment les savoirs locaux et autochtones peuvent-ils renforcer la résilience climatique?
    
    **Vincent Clément :** Les connaissances autochtones apportent une compréhension à long terme du territoire qu’il est difficile d’obtenir par le seul biais d’études à court terme. Associées à des analyses techniques et environnementales, elles permettent de dresser un tableau plus complet des risques à long terme et de l’évolution des conditions environnementales.
    
    On renforce la résilience climatique en combinant différentes sources d’informations, ce qui permet de mieux comprendre comment un site peut s’adapter à l’évolution des conditions au fil du temps.
    
    **Kate Ross :** Dans les milieux nordiques et isolés, les savoirs autochtones et locaux peuvent apporter des informations précieuses sur les conditions propres à chaque site. Dans le cadre d’un projet d’énergie solaire mené dans une communauté isolée du Nord, les membres de la communauté ont communiqué leurs observations concernant les conditions saisonnières du sol et ont recommandé de réaliser des excavations peu profondes une saison avant d’entreprendre des travaux plus en profondeur. Cette approche a permis de laisser au sol davantage de temps pour dégeler, facilitant ainsi la construction dans un environnement de pergélisol.
    
    ***« Les communautés autochtones nous ont fait part de leurs connaissances pratiques concernant les conditions du sol locales, ce qui nous a permis d’adapter notre approche de la construction. »** – Kate Ross, ing., ingénieure mécanique et directrice de projet*
    
    Ces connaissances ont également souligné l’importance de la flexibilité dans la conception même du projet. Dans les environnements de pergélisol, le tassement du sol peut varier considérablement, même sur de courtes distances. Pour ce même projet solaire, plutôt que de recourir à un système de supports fixes pour les panneaux solaires, nous avons opté pour des supports à pieds réglables et des ancrages au sol capables de s’adapter aux mouvements futurs et d’être ajustés pendant l’exploitation. Dans des milieux où les conditions ne cessent d’évoluer, les savoirs locaux peuvent aider les ingénieur·e·s à anticiper les défis et à concevoir des infrastructures mieux adaptées aux conditions réelles.
    
    ## Préparer les infrastructures pour l’avenir
    
    La résilience climatique, ce n’est pas prévoir l’avenir avec une précision absolue. Il s’agit de comprendre les risques climatiques en amont, de repérer les conditions susceptibles de compromettre la performance, d’évaluer les conséquences et de concevoir des infrastructures capables de s’adapter à l’évolution des conditions. Qu’il s’agisse du pergélisol dans les communautés isolées, de l’augmentation des risques d’inondation ou des répercussions en cascade des feux de forêt, la résilience repose sur une prise de décision éclairée, des conceptions adaptables et une compréhension à long terme de la manière dont les conditions environnementales peuvent évoluer tout au long du cycle de vie des infrastructures.
 
Ce contenu est fourni uniquement à des fins d’information générale. Tous droits réservés ©BBA
